Tu roules déjà en électrique ou tu envisages de franchir le pas ?
La question de la recharge reste forcément centrale. Et sur ce point, la France a parcouru beaucoup de chemin : le pays approche désormais les 200 000 points de recharge ouverts au public.
Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Car aujourd’hui, la recharge se développe aussi à domicile, en entreprise et dans les copropriétés.
Et lorsqu’on possède des panneaux photovoltaïques, une nouvelle possibilité apparaît : recharger sa voiture avec une partie de l’électricité produite sur son propre toit.
Les bornes de recharge en France : chiffres clés
Le réseau public a fortement progressé entre 2025 et 2026 : 185 501 points de recharge au 31 décembre 2025, puis 197 663 au 30 juin 2026. Soit 12 162 points en plus sur le premier semestre 2026, environ +6,6% en six mois.
| Indicateur | Fin 2025 | 30 juin 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Points de recharge ouverts au public | 185 501 | 197 663 | +12 162 |
| Stations de recharge | 53 837 | 55 062 | +1 225 |
| Points pour 100 000 habitants | 275 | — | — |
| Part des stations en commerces | — | 46% | — |
| Part des stations en parkings | — | 31% | — |
Ces chiffres comptent des points de charge, pas des bornes physiques : une borne peut regrouper plusieurs points. Le ministère recensait déjà 174 574 points publics au 31 juillet 2025, avec une progression annuelle de 22%.
Une dynamique qui ralentit légèrement
2025 a été une année record : 30 807 nouveaux points et 5 590 nouvelles stations. Les bornes rapides (150 kW et plus) ont bondi de 58% en un an, passant de 19 848 à 31 335 unités.
En 2026, le rythme se calme : 12 160 points ajoutés au premier semestre, contre 14 865 sur la même période en 2025. La France s’approche des 200 000 points publics, mais il faudra accélérer pour tenir l’objectif national de 400 000 points en 2030, dont 50 000 à haute puissance.
Les bornes de recharge sont de plus en plus utilisées
Au deuxième trimestre 2026, l’Observatoire de la recharge a analysé 2,7 millions de sessions. Les points actifs affichent en juin 2026 une moyenne de 19,3 sessions par chargeur, contre 15,6 en juin 2025.
Autrement dit : la demande grimpe. Le vrai sujet n’est plus seulement « combien de bornes », mais leur emplacement, leur puissance et leur disponibilité réelle.
Et le solaire dans tout ça ?
Le réseau public est un bon indicateur de la croissance de la mobilité électrique. Mais le vrai potentiel est ailleurs : le ministère estimait à plus de 2,5 millions le nombre total de points publics et privés (particuliers, copropriétés, parkings d’entreprises) mi-2025.
Les segments les plus porteurs pour une installation solaire :
- borne intelligente avec pilotage du surplus photovoltaïque ;
- recharge en entreprise pendant les heures de production PV ;
- parkings commerciaux avec ombrières photovoltaïques ;
- copropriétés et résidentiel collectif ;
- bornes rapides couplées à du stockage pour limiter la puissance appelée au réseau.
Comment ça marche concrètement : la recharge solaire
Chez toi, la recharge solaire consiste à utiliser le surplus de production photovoltaïque pour charger ta voiture, grâce à une borne qui communique avec l’onduleur ou un compteur d’énergie. Elle adapte automatiquement la puissance de charge à ce que produisent tes panneaux, au lieu de renvoyer ce surplus sur le réseau.
La priorité se fait généralement dans cet ordre :
- Les consommations de la maison
- La recharge du véhicule
- La batterie domestique (si tu en as une)
- L’injection du surplus ou l’appel au réseau
Une batterie n’est donc pas indispensable — mais elle permet de recharger le soir avec l’énergie produite dans la journée.
Les trois modes utiles
| Mode | Fonctionnement | Intérêt |
|---|---|---|
| 100% solaire | Charge uniquement avec le surplus PV | Autoconsommation maximale, mais charge lente et dépendante du soleil |
| Solaire + réseau | Le solaire en priorité, le réseau en complément | Bon compromis économie / temps de charge |
| Programmation horaire | Charge programmée aux heures de production | Simple, mais moins précis sans compteur communicant |
Combien de panneaux pour recharger ta voiture ?
- Une voiture électrique consomme en moyenne 15 à 20 kWh pour 100 km.
- Pour 50 km/jour, compte environ 7,5 à 10 kWh à restituer (un peu plus avec les pertes de charge).
- Une installation de 3 kWc contribue déjà, mais la recharge reste souvent partielle en hiver.
- Pour une forte autoconsommation avec véhicule électrique, on étudie plutôt des installations de 6 à 8 kWc, à ajuster selon ta région, ton orientation et tes habitudes.
Attention : la puissance de la borne (ex. 7,4 kW) n’a rien à voir avec la puissance de tes panneaux. Une borne 7,4 kW peut fonctionner avec une petite installation PV — elle ne délivrera ces 7,4 kW qu’en combinant solaire et réseau.
Ce qu’il faut vérifier avant de te lancer
- une borne avec mode solaire ou pilotage dynamique, compatible avec ton onduleur ;
- monophasé ou triphasé : 7,4 kW en monophasé, 11 ou 22 kW généralement en triphasé ;
- le délestage dynamique, pour ne pas dépasser ta puissance souscrite ;
- la gestion des phases selon ta borne ;
- une installation par un professionnel qualifié IRVE.
Ce qu’on recommande en général
Pour une maison déjà équipée en photovoltaïque :
- borne 7,4 kW monophasé ou 11 kW triphasé ;
- compteur d’énergie au point de raccordement ;
- mode « surplus solaire » avec complément réseau ;
- délestage dynamique activé ;
- programmation pour charger en journée quand le véhicule est présent.
Le vrai facteur qui change tout : la présence de ta voiture pendant les heures de production solaire. Si tu pars le matin et rentres le soir, une batterie, une programmation tarifaire ou un mode solaire avec complément réseau peut nettement améliorer ton taux d’autoconsommation.
Chez HABITAVENIR, on étudie ton profil de consommation, ton toit et tes trajets avant de te proposer la solution de recharge la plus adaptée — sans surdimensionner ton installation.